les streamers à brochet

pourville 021

streamers a brochet, pike , fly fishingLe choix de matériaux de fly tying disponible sur le marché évolue constamment, surtout dans les produits synthétiques . En découle une foultitude de possibilités pour les monteurs les plus créatifs; mais cette opulence peut parfois nuire à l’efficacité en action de pêche car le pêcheur a force de vouloir innover dans ses montages fini par en oublier l’essentiel .
Mais alors voila, qu’est ce qui constitue un bon streamer a brochet ?
Il faut déjà savoir à quel milieu on le destine :
-en eau courante style fleuve ou rivière les streamers pour être attractifs demande une certaine « nervosité » ou une sorte de « ressort ».
-en plan d’eau ou eau morte (sans courant) ceux ci doivent avoir des propriétés de mobilité bien plus importante.
L’action de pêche en fleuve consiste généralement à peigner un poste vers l’aval, le courant selon sa force fera vibrer les fibres du streamer si celles ci sont assez nerveuses pour ne pas être comprimées constamment et produire une nage pulsative propre a déclencher des réflexes d’attaques de sir esox.
Parmi les matériaux naturels répondant à ces critères et largement utilisés on trouve par exemple le bucktail et les hackles de coq.
Pour les pêches en eaux closes, les fibres utilisées doivent au contraire avoir une grande mobilité et gonfler naturellement à chaque relâché entre deux strips. Pour ce type de mouche on trouve un large panel de produits adaptés : poils de yack, rabbit strip, raccoon et celui que je préfère de loin, l’icelandic sheep.
Les matériaux naturels cités ci dessus composent essentiellement les propriétés hydrodynamiques des streamers, ceux qui stimuleront un brochet essentiellement via sa ligne latérale et ses pores céphaliques.
A ce stade, le streamer n’est pas forcement encore dans le champ de vision du prédateur que celui ci l’a déjà repéré; ces propriétés sont essentielles lorsque l’on pratique dans des eaux turbides ou troubles. Plus les eaux où l’on pêche sont turbides et plus on aura intérêt à utiliser des streamers de taille importante pour obtenir une trainée hydrodynamique plus importante. D’expérience personnelle, des eaux claires et peu chargées sont préférables pour obtenir de bons résultats au fouet. Pour faciliter le repérage de la cible par le prédateur dans sa phase finale d’approche, des stimulis visuels seront les bienvenus!
Pour cela, les matériaux synthétiques seront de précieux alliés. Ajouter quelques fibres de flashabou, crystal flash, latéral scale ou autre fibres réfléchissante augmenteront considérablement le facteur déclencheur d’attaque du carnassier.
Certaines fibres synthétiques types big fly fiber ou puglisi permettent de créer des corps de streamers assez volumineux tout en restant facilement propulsable. Ces streamers seront surtout efficaces par eaux claires car peu pulsatifs mais peuvent décider des poissons assez éduqués grâce à la silhouette réaliste qu’il est possible de représenter. Il est même possible de concevoir des swimbaits en utilisant des armatures en corde a pianos articulées sur lesquelles on dispose les fibres. Sauf a disposer de beaucoup de temps libre, la réalisations complexe de ces mouches étant relativement longue, leur usage sera surtout réservé à des endroits peu encombrés, milieux qui ne correspond pas forcement au biotope de prédilection des carnassiers en fonction de la saison (tropismes).
Le signal œil et un tag rouge sang vers la gorge sont souvent des signaux qui peuvent favoriser l’attaque. Des yeux 3d associés à une tête en époxy ou résine uv renforceront l’attractivité du streamer tout en le renforçant; un plus évident quand on connait la faculté du bec d’esox à rapidement mettre à mal des streamers demandant pas mal de matériaux et de conception chronophage !