migrateurs : approche théorique simplifiée (part 1

la pêche des poissons migrateurs tels saumons et truite de mer importe de connaitre bien des paramètres afin de maximiser ses chances de captures.

saumon mâle
saumon mâle

les niveaux d’eaux des fleuves accueillants ces deux espèces anadromes déterminent pour beaucoup les pics de remontées. en effet, les poissons ne s’engageront pas dans les fleuves si les débits et niveaux d’eaux sont top faibles. ils attendront alors des passages dépressionnaires marqués pour remonter et après un étiage prolongé le nombre de poissons qui s’engageront dans le fleuve peut être conséquent; ce cheptel est variable selon le recrutement de juvéniles  et du taux de survie post reproductif des saisons précédentes (surtout pour l’espèce salmo salar). dans ce genre de cas de figure, cette pêche ou « quête »peut sembler très ingrate lorsque l’on prospecte certaines portions de fleuves exemptes de tout poisson en poste avec cette désagréable impression de pêcher dans un désert halieutique alors que l’on pêche avec beaucoup de concentration et qu’hélas aucuns poisson ne se manifeste…. en revanche sur ce même fleuve, dans un autre secteur soit plus aval ou plus amont une forte concentration de poissons est tout a fait envisageable; là c’est la connaissance des parcours pratiqués et l’expérience qui permet aux pêcheurs les plus chevronnés d’optimiser leurs chances de captures en pratiquant sur le type de secteur le plus favorable pendant ou entre deux remontées.

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avec des niveaux d’eaux plus importants et plus réguliers tout au long de la saison la recherche de ces poissons sera souvent facilitée grâce a des remontées plus constante et plus régulière; tout comme une hauteur d’eau importante permet a certains poissons de s’installer sur des postes qui ne seraient pas occupés en période d’étiage. ceci permet une meilleure répartition des poissons  et a pour effet effet d’alléger un peu la pression de pêche moyenne sur les secteurs concernés

une fois ces poissons engagés dans le fleuve, ils se repartiront sur l’ensemble des parcours et marqueront des temps d’arrêts plus ou moins prolongés dans certains pools. la aussi les niveaux et températures d’eaux joueront pour beaucoup sur la durée de stationnement de ces poissons sur chaque secteur des parcours en fonction de la saison, leurs types de profils et caractéristiques hydrologiques (débit et taux d’oxygène moyen, présence de pools..) ; l’autre facteur rentrant pour beaucoup en compte est la pression de pêche rencontré sur les secteurs concernés. ainsi un poisson frais monté qui stationne par exemple en partie aval d’un cour d’eau peu après sa remontée offrira de bonnes chances de captures aux pêcheurs qui peigneront ce poste peu après que le poisson s’y soit installé. a l’inverse, après le passage de nombreux pêcheurs le poisson s’il n’a pas mordu; se montrera bien moins réceptif et de plus en plus difficile a leurrer au fur et a mesure que son séjour en eau douce se prolongera et finira bien souvent par reprendre sa remontée si la pression de pêche sur le secteur est trop importante et le poisson trop dérangé. cependant, il arrive parfois au contraire qu’un poisson qui aura été « teaser » par plusieurs pêcheurs utilisant différents types de leurres se décide a attaquer celui que vous lui proposerez. (je parle bien de teasing et pas d’un « bombardement » de ferraille ou autre qui n’aurait pour effet que de caler durablement le poisson). le type de pêche pratiqué en fonction du type de parcours et du niveau de l’eau a une époque donnée importe pour beaucoup aussi dans la réussite. dans certains cas de figure la pêche en mouche noyée ou en nymphe a vue peut s’avérer totalement supérieure a toute autres techniques; ce qui est généralement le cas par eaux basses ou les fines pulsations d’un « streamer »peuvent faire toute la différence. tout comme ces techniques ne sont pas les plus adaptés par eaux fortes et mâchées, comme par exemple après un fort coup d’eau; dans ce cas la pêche aux leurres (poissons nageurs et cuillères) où leurs vibrations et flashs sont bien souvent plus efficaces pour solliciter les poissons. l’encombrement des parcours (ripisylve) et leurs profils conditionnent aussi le choix des techniques et leurs taux d’efficience. ces quelques lignes  permettront aux  novices de mieux appréhender cette pêche qui peut être plus que d’autres encore, demande beaucoup de persévérence aux pêcheurs pour réussir

release femelle castillon
release femelle castillon

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